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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 08:52

Un enfant a besoin de l'union de ses parents pour se construire un patrimoine moral solide et de qualité. S'il y désunion parentale, il y a carence morale insupportable chez l'enfant. Il faut pourtant qu'il forge son patrimoine moral. Orphelin moralement, il glane de si de là des modèles disparates qui formeront un patrimoine moral hasardeux. Il utilisera toute sa vie ce patrimoine moral altéré. La désunion parentale est bien la pire des choses que des parents peuvent faire à leur enfant.

 

Un enfant ne redoute pas de manquer de nourriture ou de manquer de jouer ou de manquer de copains... tant qu'il est avec ses parents. Ce qu'il redoute par dessus tout c'est que ses parents se désunissent. Il sait d'instinct qu'il va se retrouver orphelin moralement et soumis à la souffrance morale lancinante.

 

Des parents unis et ensembles : c'est idéal pour une bonne formation du patrimoine moral de l'enfant.
Unis mais pas ensembles : c'est acceptable pour la formation de son patrimoine moral.
Désunis et ensembles : commence pour l'enfant les degrés du processus de descente aux enfers moraux liés au degrés du processus de désunion de ses parents.
Désunis et pas ensemble : il touche le fond des angoisses morales. Il essaies bien de se redresser en glanant de ci de là des brides de modèles mais l'ardeur ni est plus.

 

Malgré tous les aménagements faits par les parents désunis pour limiter la casse et se donner bonne conscience afin d'éviter de souffrir soit même, le mal est fait. Les enfants souffrent le martyr moral de la désunion de leurs parents. La formation de leur patrimoine moral est abandonné. En carence, ils se dirigent naturellement vers d'autres modèles. Un patrimoine moral bigarré se forge dans la douleur.

 

L'ossature solide du patrimoine moral d'un enfant se construit avec les matériaux puisés dans l'union de ses parents. Ces "matériaux" se transfèrent sans difficulté dans le bonheur familial. Si les parents se désunissent totalement pendant cette phase cruciale, l'enfant se retrouve orphelin moralement. Il souffre le martyr moral à cause de cette carence morale permanente. Il doit malgré tout construire son patrimoine moral. C'est naturel. Il glane ça et là, tant bien que mal, des modèles dans son entourage. La construction de son patrimoine moral se fait dès lors dans le manque et la souffrance. Il débutera sa vie adulte avec un patrimoine moral fragile.

 

Les enfants savent faire la différence entre une entente de façade et une union de fond. Ils ont un besoin fondamental d'une union parentale. La preuve, demandes-leurs ce qu'ils souhaitent le plus au monde. Du fond de leur petit coeur, Ils te diront : que notre papa et notre maman s'unissent de nouveau. C'est viscéral chez eux. C'est la nature qui veut cela. Aucun enfant ne souhaitera la désunion de ses parents. Ils tirent la formation de leur patrimoine moral dans l'union de leurs parents.

 

Les parents divorcés ne veulent pas souffrir de voir leurs enfants souffrir. Ils ont déjà tant souffert de la désintégration de leur union. Leurs enfants deviennent maintenant une charge. Il faut donc à tout prix mettre en place une parodie d'union pour leurrer leur instinct afin qu'ils croient qu'il y a toujours union parentale. Les parents divorcés ne leurrent pas la nature de matière. Elle sait qu'il y a désunion parentale pendant l'éducation des jeunes. Elle riposte par la souffrance morale lancinante. Les enfants en font les frais. Leur souffrance est là pour doser le degré de désunion de leurs parents. Tout est naturel. Tout est inscrit dans le marbre de la nature de matière.

 

Il n'y a plus de lien parental. Le lien parental s'est dissout avec la désunion. Il y a seulement un homme et une femme qui font une parodie d'union pour faire croire à leurs enfants qu'ils sont toujours unis afin qu'eux même ne souffrent pas trop de voir leurs enfants souffrir le martyr moral. Mais les enfants ne s'y trompent pas. La souffrance morale qui les tenaille leurs rappelle qui leurs parents sont totalement désunis. Ce que tentent de leurs exposent leurs parents n'est qu'une union de façade. Ce n'est plus l'union parentale solide qui faisait le bonheur de la formation de leur patrimoine moral. Maintenant c'est seulement grapiller dans la douleur des modèles pour la construction nécessaire du patrimoine moral.

 

Les enfants ne souhaitent jamais la désunion de leurs parents quand le nid parental est source d'amour, d'exemple et de protection. Si le bouclier se désintègre, les malheureux enfants se retrouvent "à la rue" moralement et exposés à toutes les intempéries de la vie. Ils ne sont pas armés pour les affronter. Ils sont trop petits. Ils ont peur. Ils disent à leurs parents qu'ils ne veulent pas qu'ils se séparent. Rien y fait. Ils se résignent donc à souffrir le martyr moral.

 

Ce que les enfants veulent c'est aussi ce que veut la nature de matière : se forger un patrimoine moral de qualité dans un nid parental sain. Ils n'en ont rien à faire "qu'il existe peu de couple heureux sur la durée" .

 

Un condamné à mort ne veut pas mourir. L'autorité qui le retient prisonnier doit faire son office. Elle lui dit : "tu verras c'est mieux dans leur monde". C'est pour ton bien. D'autres sont passés par là. Ils sont heureux maintenant là haut au Paradis". Le malheureux se résigne. Il n'a pas le choix. Il s'apporte lui-même un peu de chaleur au coeur dans cette froideur d'angoisse : "C'est vrai que dans mon couloir de la mort, je connais untel, untelle qui est parti à la salle d'exécution le sourire au coin des lèvres...." Et la discussion s'engage. L'exécution peut commencer.  C'est le même processus qu'utilisent des parents désunis pour faire accepter à leurs enfants leur désunion. Les enfants craignent la désunion parentale. Ils savent d'instinct quelle est pour eux une source d'angoisses et de souffrances morales.

 

La formation du patrimoine moral d'un enfant s'effectue autour d'un centre d'attraction - l'union parentale - en cercles concentriques de plus en plus larges au fur et à mesure de la formation du patrimoine moral.

Au début, soudée à l'union parentale - le bébé - la trajectoire s'élargit à la famille proche, puis aux copains ou aux copines, puis aux amis et au monde extérieur, de plus en plus vite, de plus en plus large, jusqu'à s'éjecter du champ d'attraction de l'union parentale et d'en sortir le moment venu : un patrimoine moral sain et mature prêt à affronter la vie adulte.

La désintégration et la disparition du centre d'attraction - l'union parentale - pendant la circonvolution de la formation du patrimoine morale signifie une perte majeure pour l'enfant. Son repère naturel est dissout. Il n'a plus de centre d'attraction. Il éprouve de profondes angoisses. Il doit néanmoins grandir moralement. Il va chercher à tourner autour d'orbites qui ne lui sont pas naturelles. Puis il sortira du champ de toutes attractions et commencera sa vie adulte avec un patrimoine moral dépareillé, forgé dans la douleur.

 

Pour un enfant, il n'existe qu'un seul centre d'attraction naturel, l'union de ses parents. Quand elle est établie et forte, la formation de son patrimoine moral se déroule dans une béatitude naturelle. Quand elle n'est plus, c'est dans la détresse que l'enfant grappille ça et là des modèles pour graviter autour d'eux.

 

Un esprit, pour naître et vivre dans la nature de métamatière, est obligé de passer par une gestation dans la vie quotidienne d'un humain. Il est obligé de passer par le Matériel pur vivre dans le Métamatériel.

Dès la naissance d'un bébé humain, dès son premier souffle, un embryon d'esprit est implanté. Il se développe au fur et à mesure de la vie quotidienne de l'humain gestateur en mémorisant tout ce qui se dégage des comportements de cette vie humaine sans rien arbitrer. Il mémorise ce qui est bon pour lui comme ce qui est mauvais pour lui sans possibilité de choisir. Il mémorise ce que les comportements de l'humain gestateur lui donne à mémoriser.

Ce n'est pas la quantité de particules de métamatière mémorisée par le foétus d'esprit qui assure la viabilité de l'esprit. L'idée de masse n'est pas de rigueur dans cet univers. C'est la qualité des particules de métamatière mémorisées qui assure la viabilité de l'esprit.

Un esprit issu de la vie d'un bébé humain est assuré de naître viable.
Un esprit issu de la vie d'un vieillard n'est pas assuré de naître viable.

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Published by Claude DE BORTOLI
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